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mardi 27 mai 2008

Stage Service “Spécialités”

free music

JE SUIS TOMBÉ AMOUREUX
De tout un service!

Pour lever toute ambiguïté, je tiens ici à stipuler qu’il s’agit là d’entendre “Amour du travail” et non “Amour au travail”.
Je sais très bien que certains m’envient d’avoir choisi un apprentissage dans un monde de femmes
où la beauté (et celle intérieure n’est pas des moindre), assaille tout votre être. Mais là, je reste concentré sur cette activité du soin qui semble au fond si simple et qui en moi dévoile toujours plus de sa complexité.
La formation des aides soignante/s est certes en de çà de celles des infirmières mais elle s’y accole bien étroitement dans le quotidien d’un service quand vous côtoyez les mêmes corps “en souffrances potentielles”.
J’ai donc passé quatre semaines dans un service dénommé “spécialités” (ORL, OPHTALMO, STOMATO, GYNÉCO) où se mêlaient autour de pathologies bigarrées des patients de toutes les tranches d’âge. D’un enfant mordu à l’oreille par un labrador à cet homme rencontré en chirurgie “viscérale” le mois précédent à Grasse et devant là subir une laryngectomie.
Je précise que j’évoluais principalement en “ORL”
Une formation par apprentissage fait réellement sens quand l’accueil ne se limite pas à accepter dans ses murs “l’élève”. Si par chance vous atterrissez dans un service qui poursuit une réflexion sur l’encadrement des stagiaires (ici aide-soignants/infirmiers), vous avez de grandes chances de réellement apprendre et déjà vos propres limites.
Entendons nous bien, je parle d’apprendre pas de maternage.
Et là je dois dire que ma première surprise fut de rencontrer des personnes attentives et suffisamment passionnées par leur job pour en transmettre “les arcanes”. Montrer par l’exemple.
Chacune des AS qui m’a accompagné dans ces quatre semaines a cherché à partager son savoir. Avec le même souci de transmettre le meilleur d’elle-même avec la rigueur toujours expliquée des tenants et des aboutissants : que ce soit d’un soin, d’un matériel d’aspiration, d’un lit, des mises à jour des fiches “nutrition” des patients de la base du service.
Elles ont chaque fois cherché à me montrer combien chaque discussion avec un patient devait enrichir notre connaissance de sa singularité pour améliorer son suivi. Elles ont su me montrer l’importance du premier accueil d’une personne pour initier un séjour optimal pour son bien être.
Pour avoir mis leur patience à plus rude épreuve que ne l’ont fait les malades, je peux témoigner de leur abnégation et de leur sang froid.
Bien sûr comme dans toute collectivité, le climat est varié : ensoleillé, électrique mais j’ai appris en observant la vie de cette structure combien la force de travail des uns et des autres était huilée par la capacité à débattre, trancher et à se remettre en cause. Cela passe souvent par la subtilité de ceux qui encadrent.
Un médecin qui intègre jusqu’aux aides- soignantes dans ses visites médicales donne le diapason sur la manière dont vous serez soigné.
Je n’étais pas là pour faire un reportage ni un audit, juste pour apprendre ce que font ces “êtres” qui soignent, que l’on appelle IDE( elles, il, dans ce service), AS. Pour les unes, je suivais à leur humeur, la tension de leur journée pour les autres je focalisais mon attention à suivre leurs pas.
MA MÉMOIRE, CETTE FOIS, A IMPRIMÉ CES VISAGES À NE PAS OUBLIER!

mercredi 21 novembre 2007

alibi à taire

8 h35 21 nov
Ce qui devait arriver,
arriva
Comme lors de tout retard, je suis allé "faire banquette" au foyer.
C'est la règle. J'ai signé & ne la conteste pas. En plus je suis à dix minutes de l'hôpital.
Las, ce matin, j'ai présumé de mes capacités. J'étais encore tout content d'avoir repris la veille un jogging de 45', certes à mon rythme mais sans faiblir ni défaillir que j'ai cru avec les 50 grammes en moins pouvoir défier à nouveau le chrono.
Le hic était sans compter sur ce "muscle jumeau droit", irradié , après les 100 premiers métres, d'une douleur à me faire gambader comme un canard.
Et oui, vous avez bien diagnostiqué : c'est "la douleur du lendemain."
Ah, faire de la course à pieds tous les 15 ans, ne présage pas autre chose!
J'avais quand même la veille, échappé à la crampe : contraction musculaire, elle, intense, involontaire & prolongée.
J'étais d'ailleurs si content d'avoir été épargné que j'en ai conclu que mon organisme était bien hydraté, sans manque de sels minéraux (potassium, magnésium) & que je n'étais décidemment pas atteint de problèmes circulatoires, de maladies neurologiques, endocriniennes.
Le sommeil suspendit le check up
Au matin, voyant le ciel couvert & ce temps orageux, j'optais spontanément pour la marche à pieds, n'y étais je pas préparé?
La suite prouva que non.
Et surtout me démontra à nouveau combien le temps peut se faire menteur quand la douleur se fait morsure. J'avais beau me dire : c'est supportable, voire c'est préférable à une contracture, style le torticolis que s'offre ma voisine d'amphi qui garde la force de sourire.
La trotteuse trottait & j'avançais comme une limace.
J'eus le temps de faire le tour de ces atteintes musculaires qui pouvaient me guetter : l'élongation, quand le muscle est étiré au de là de la normale, sans qu'il n'y ait pas toutefois de rupture des fibres musculaires ou d'hématome. Ce qui n'est pas le cas du claquage. Quant à la déchirure, elle augure non seulement d'une douleur plus importante,
mais les fibres musculaires rompues mettent près de 3 semaines à se cicatriser.
Se profilait la rupture musculaire,alors que je franchissais la porte de l'amphi, paré de mon plus beau sourire mais le diagnostic de notre formatrice était lui sans appel.

Long est le chemin, mais la vie continue.

lundi 12 novembre 2007

les dits de jm

Lundi 12 Nov 07
Pas facile de se lancer dans ce blog.
Au lendemain d’un stage qui a pointé mes limites & mes contradictions, ma confusion était telle que je ne savais plus comment penser un peu positivement.
10 jours plus tard, reste le sentiment d’avoir beaucoup appris dans cette accumulation de maladresses & cette bourde d’avoir émis une remarque « à haute voix » faisant fi du secret professionnel.
À ce jour je mesure combien je n’avais pas intégré ce statut « d’élève » : statut qui implique avant tout un certain nombre de devoirs dont celui de rester « à sa place ».
Les Soins Infirmiers à Domicile ont ce premier mérite de présenter ce rôle « global » de l’AS, d’attention & d’écoute non seulement du patient mais de son entourage.
Les familles qui font le choix d’accompagner leur proche, investissent en temps, en énergie en organisation méticuleuse pour garantir un cadre de soins efficaces où le SSIAD pourra apporter son savoir faire.
En côtoyant pendant plus de 3 semaines les AS durant leur tournée, j’ai au moins pris conscience d’une des singularités de ce métier : il ne se réduit pas à des gestes techniques !
Et surtout chaque rencontre avec un patient sera différente de la précédente.
Plus certainement qu’en institution par ce que l’on exerce son travail chez la personne, dans son univers, l’implication de nos responsabilités professionnelles s’impose.
Ma chance, ma première chance dans cette formation a été de me faire percevoir cette dimension. J’ai encore en mémoire les noms, les échanges, les remarques qui tissent l’étroite relation entre ces familles, ces femmes & ces hommes en souffrance & les AS qui ont fait du soin à domicile, leur action quotidienne.
A suivre